08.11.18

France Angleterre en carpodrome

Echange !

Le partage et la convivialité sont pour moi deux valeurs essentielles dans notre passion, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles étaient au rendez-vous lors de ces deux journées passées avec Romain Praud en compagnie de Pemb Wrighting, Matt Godfrey et Rob Swan du Team Guru UK !
Pour en avoir fait l’expérience, je sais que nos pêches continentales sont très différentes des pêches que l’on peut rencontrer en Angleterre. Même sur des parcours qui d’apparence se ressemblent comme les carpodromes ou les « fisheries » comme on les appelle Outre-manche, l’aménagement des berges, la profondeur moyenne ou le type de poissons sont différents. Concernant la pêche et les approches tactiques, là aussi des différences sont notables et ces deux journées avec nos amis anglais nous ont permis de les identifier.

Au carpodrome de Nelse Normandeuse !

Pour cette première journée, nous nous rendons sur le carpodrome de Nesle Normandeuse en Seine Maritime. C’est un plan d’eau d’une superficie d’environ 1 hectare qui a la particularité d’être un peu plus profond que la moyenne avec 2.50m à 3m d’eau.
Après avoir échangé quelques mots, Romain et Rob s’installent. Romain, en maître des lieux, prépare deux coups décalés à environ 9m du bord, un à la pâte sur sa gauche et un autre sur un amorçage à base de pellets extrudés. Rob quant à lui, démarre sur un coup unique à 8m. Il aborde la pêche comme il a l’habitude de le faire, il amorce avec des pellets durs (Mainline Cell) de 6mm et esche un pellet de taille identique sur une bague.
Les poissons réagissent rapidement et les touches de carpes de 2 à 3kg de moyenne s’enchainent. Cependant après environ une heure de pêche Rob est envahi de fausses touches et a bien du mal à piquer un poisson par la bouche. Type de pellet, différence en matière de montage de ligne, manière d’escher le pellet à l’hameçon ? Difficile à dire. Dans la foulée Romain esche une boule de pâte, la touche ne se fait pas attendre et je pense pouvoir dire que c’est LA solution du jour. Les touches sont rapides, franches et il n’y a pas de déchet. Rob qui n’a jamais pêché de cette manière s’empresse de mouiller un peu de pâte et nos deux pêcheurs peuvent s’en donner à cœur joie.
Après 4h de pêche il est temps de soulever les bourriches, d’immortaliser cette première journée de pêche et de procéder au débriefing. La première partie de la pêche nous a clairement montré que les différences en matière de type de pellets d’amorçage, de montage de ligne et de type de pellet d’eschage ont eu un impact sur la nature et la qualité des touches. Ensuite nous avons pu voir que la pêche à la pâte était la technique la plus efficace du jour malgré la baisse des températures des jours précédents. Il sera intéressant de voir si ces conclusions s'avèrent semblables demain sur un plan d’eau différent.

Au carpodrome de Méricourt sur Somme !

Aujourd’hui, rendez-vous avec nos collègues anglais sur un plan d’eau où la moyenne des poissons est de 5 à 6kg, une pêche de « gros poissons » à comparer des poissons qu’ils ont l’habitude de prendre en Angleterre. Après une première journée passée derrière Romain et Rob, Pemb et moi-même nous décidons à pêcher. Nous repérons les lieux et décidons de nous installer tous sur la même berge, Pemb au n°6, Romain au n°7, moi-même au n°8 et Rob au n°9.
Toujours dans le même esprit de partage et de confrontation de nos différentes approches de la pêche, pas de « consigne » particulière, nous commençons chacun la pêche en suivant notre sens de l’eau. Pemb pratique une pêche dynamique à 11m aux pellets, Romain ne change pas de main et pêche comme hier (pâte et pellets / maïs) sur deux coups différents, Rob attaque sur un coup unique à la pâte et pour ma part ça sera amorçage aux pellets extrudés de 3mm et pois chiche à l’hameçon sur un coup à 9m. En effet au vu de la taille importante des poissons et de la faible profondeur du plan d’eau (environ 80cm) je pense qu’une grosse esche stable permettra de limiter les fausses touches et les harponnages.
La pêche commence, Pemb a les touches en premier, suivi de votre serviteur. La pâte n’a pas l’air aussi efficace qu’hier, Romain et Rob ont du mal à déclencher des touches régulières. Après une heure de pêche Pemb multiplie les fausses touches et les harponnages, Romain s’en sort avec quelques poissons, Rob quant à lui prend un joli esturgeon ! La pêche la plus rentable semble quand même être celle que j’effectue, en effet les fausses touches sont rares, les touches régulières et les carpes d’une jolie moyenne.
Contrairement au jour précèdent, les poissons ne répondent pas bien à la pâte, surement dû au fait de la faible profondeur de l’étang qui a engendré un refroidissement de l’eau plus rapide avec la baisse des températures. Rob, intrigué par mes pois chiches décide de reconstruire un coup sur la même base que le mien. Il prend rapidement quelques poissons et fait diminuer mon rythme de touche. Il est temps d’aller voir dans ma bordure où Pemb et Romain ont réussis à prendre quelques jolies carpes. Malheureusement ma bordure est trop encaissée et pas assez profonde, j’arrive à prendre un poisson mais pas davantage.

Les conclusions !

La luminosité baisse et il est temps de plier bagages, les bourriches sont déjà bien assez remplies ! Les discussions et les comparaisons que nous avons pu faire sur nos différentes manières d’aborder la pêche ont vraiment été intéressantes et constructives. Prochaine étape, continuer ces tests en Angleterre à commencer par la pêche aux pois chiches par exemple !

Florian Muller